Trois dictées de cent cinquante à deux cents mots au style des articles de presse et des textes administratifs, calibrées pour les concours de la fonction publique de catégories A et B (ENA, concours directs et professionnels). Chaque phrase concentre un piège classique. Comptez trente minutes par dictée avec la relecture.
Comment ça marche
- ÉcoutezLancez la lecture : le texte est lu phrase par phrase, à un rythme de dictée, avec la ponctuation.
- RéécoutezVous pouvez réécouter une phrase autant de fois que nécessaire avant de passer à la suivante.
- ÉcrivezTapez votre texte dans la zone prévue, puis relisez-le entièrement avant de valider : accords, accents, ponctuation.
- CorrigezValidez : vos fautes sont signalées, puis le bloc « Points difficiles » explique chaque piège.
Barème indicatif : partez de 20 et retirez 1 point par faute (accent, accord, lettre oubliée ou ajoutée, majuscule, ponctuation qui change le sens). Filtrez les dictées par niveau si vous le souhaitez.
Méthode : réussir la dictée
- Pendant la première lecture, n’écrivez rien : repérez le thème, le temps du récit et qui parle.
- Écrivez sur une ligne sur deux (à la main) pour pouvoir corriger proprement.
- Gardez au moins cinq minutes pour trois relectures ciblées : les verbes et leurs sujets, puis les participes passés, puis les accents et la ponctuation.
- Devant un participe passé avec avoir, cherchez toujours le complément d’objet direct et demandez-vous s’il est placé avant.
Toutes les règles et la méthode de relecture sont détaillées dans notre guide Réussir la dictée aux concours.
À ce niveau, une copie sans faute est rare : visez moins de cinq fautes. Relisez en priorité les participes passés des verbes pronominaux, qui concentrent la majorité des erreurs.
Les dictées
Points difficiles : les pièges de ce texte, un par un.
- que les usagers ont longtemps appelée : le complément « que » reprend « la modernisation » (féminin singulier), placé avant : accord. « appeler de ses vœux » : « vœux » s’écrit avec e dans l’o.
- allers et retours : les deux noms prennent la marque du pluriel (de même que « allers-retours »).
- qu’on a formés : « qu’ » reprend « les agents » : masculin pluriel.
- se sont approprié les procédures : « se » est complément indirect (approprier à soi), le complément direct « les procédures » est placé après : invariable. Piège majeur des concours.
- quelque prometteuses que soient : « quelque » devant un adjectif suivi de « que » est adverbe, donc invariable ; subjonctif.
- Nombre de citoyens demeurent : « nombre de » suivi d’un pluriel entraîne le verbe au pluriel ; « éloignés » s’accorde avec « citoyens ».
- se sont rendu compte : participe invariable (le complément direct « compte » est placé après) ; ne suffisait pas : concordance des temps au passé.
- quelles qu’aient été leurs hésitations : « quel que » en deux mots, accordé avec le sujet « hésitations » ; ont résolu : participe de « résoudre » (décider).
- pour encourageants qu’ils soient : tournure concessive (bien qu’ils soient encourageants) avec subjonctif ; l’adjectif s’accorde avec « les résultats ».
- ceux-là mêmes : « mêmes » placé après un pronom démonstratif pluriel est adjectif et s’accorde, sans trait d’union avec « ceux-là ».
Points difficiles : les pièges de ce texte, un par un.
- Réunis : participe apposé accordé avec « les conseillers municipaux ».
- que beaucoup avaient prédits houleux : « que » (les débats) est complément direct placé avant, avec un attribut « houleux » : accord au masculin pluriel.
- les priorités qu’il s’était fixées : « se » est complément indirect, mais le complément direct « qu’ » (les priorités) est placé avant : accord au féminin pluriel.
- qui avaient diminué : « diminuer » est ici intransitif (pas de complément direct) : invariable ; devraient connaître : conditionnel, avec l’accent circonflexe traditionnel.
- se sont étonnés : « s’étonner » est essentiellement pronominal : accord avec le sujet ; crédits alloués : accord avec « crédits ».
- ne les ont qu’à demi convaincus : « les » (les élus) est placé avant : accord ; « à demi » devant un participe s’écrit sans trait d’union et reste invariable.
- Quant aux : « quant » (en ce qui concerne) s’écrit avec un t, à ne pas confondre avec « quand » (moment).
- de l’aveu même des responsables : « même » après le nom signifie « lui-même » et s’accorde avec « aveu » (singulier).
- Quelque vingt agents : devant un nombre, « quelque » signifie « environ » et reste invariable ; « vingt » ne prend pas de s car il n’est pas multiplié.
- après que les amendements eurent été discutés : « après que » se construit avec l’indicatif (et non le subjonctif) ; ici passé antérieur, en corrélation avec le passé simple « fut adopté », et accord de « discutés ».
Points difficiles : les pièges de ce texte, un par un.
- On l’a souvent répété : « l’ » reprend une idée (cela), c’est un pronom neutre : participe invariable.
- les pénuries qu’ont connues plusieurs quartiers : sujet inversé (plusieurs quartiers) ; complément direct « qu’ » (les pénuries) placé avant : accord au féminin pluriel.
- se sont formées : accord avec le sujet « des files » ; bornes-fontaines : deux noms, les deux prennent la marque du pluriel.
- se sont plaintes : « se plaindre » est essentiellement pronominal : accord avec « les ménagères ».
- recueillir : comme « accueillir », on écrit « cueil » après c.
- si importants qu’ils aient été : tournure concessive « si… que » suivie du subjonctif.
- chacun d’entre nous doit : « chacun » impose le singulier au verbe.
- Combien de fuites avons-nous négligé de signaler : le complément direct de « négliger » est l’infinitif « de signaler » : participe invariable.
- pour anodins qu’ils paraissent : tournure concessive ; « anodins » s’accorde avec « les gestes ».
- quelle que soit sa condition : « quel » en deux mots, accordé avec le sujet « sa condition » (féminin singulier).