Aux concours de la police, de la gendarmerie et de l’INFAS, comme à tout concours écrit, une orthographe fautive coûte des points. Ces trois textes, de niveau BEPC à BAC, reprennent le vocabulaire de ces métiers : patrouille, contrôle routier, soins. Comptez vingt à vingt-cinq minutes par dictée, relecture comprise.
Comment ça marche
- ÉcoutezLancez la lecture : le texte est lu phrase par phrase, à un rythme de dictée, avec la ponctuation.
- RéécoutezVous pouvez réécouter une phrase autant de fois que nécessaire avant de passer à la suivante.
- ÉcrivezTapez votre texte dans la zone prévue, puis relisez-le entièrement avant de valider : accords, accents, ponctuation.
- CorrigezValidez : vos fautes sont signalées, puis le bloc « Points difficiles » explique chaque piège.
Barème indicatif : partez de 20 et retirez 1 point par faute (accent, accord, lettre oubliée ou ajoutée, majuscule, ponctuation qui change le sens). Filtrez les dictées par niveau si vous le souhaitez.
Méthode rapide
- Maîtrisez l’orthographe du vocabulaire du métier visé : sapeurs-pompiers, maréchal des logis, sage-femme, symptôme, paludisme, chaussée, bas-côté.
- Repérez le vrai sujet de chaque verbe, surtout quand un complément au pluriel s’intercale (« le poids des sacs dépasse »).
- Relisez chaque participe passé : avec être, accord avec le sujet ; avec avoir, accord seulement avec le complément direct placé avant.
Aux concours paramilitaires, ne sacrifiez pas le français à la préparation physique : une mauvaise note à l’écrit peut coûter l’admission. Vérifiez les épreuves exactes et leurs coefficients dans le communiqué officiel de votre concours.
Les dictées
Points difficiles : les pièges de ce texte, un par un.
- près de minuit : « près de » (presque, à peu de distance) ; ne pas confondre avec « prêt à » (disposé à).
- avaient vérifié leur matériel : « leur » reste au singulier devant un nom singulier ; le participe ne s’accorde pas avec le sujet « les policiers » (auxiliaire avoir).
- seuls quelques taxis circulaient : « seuls » et « quelques » s’accordent avec « taxis » ; imparfait pluriel en -aient.
- se sont rendus : « se rendre » (aller) est un verbe pronominal dont le pronom ne s’analyse pas séparément : le participe s’accorde avec le sujet « les agents ». À distinguer de « se sont rendu compte » (le complément direct « compte » suit : invariable).
- se plaignait : verbe « se plaindre » à l’imparfait : on garde le groupe « gn » (je plaignais).
- l’un des policiers appelait : le sujet est « l’un », donc verbe au singulier ; « appeler » double le l seulement devant un e muet (il appelle), pas à l’imparfait.
- ont balisé la zone et réglé la circulation : auxiliaire avoir, compléments placés après : pas d’accord.
- Les sapeurs-pompiers : nom composé avec trait d’union, les deux noms prennent la marque du pluriel ; dix minutes : nombre en lettres.
- a été conduit : passif, accord avec « le blessé » (masculin singulier) ; jusqu’à l’aube : « aube » est féminin.
Points difficiles : les pièges de ce texte, un par un.
- la route qui relie : « relier » au présent se termine par -e (il relie), comme tous les verbes en -ier.
- doit ralentir, puis s’arrêter : après « doit », les verbes sont à l’infinitif ; « s’arrêter » garde son accent circonflexe.
- Le maréchal des logis : grade de la gendarmerie, écrit sans trait d’union ; « logis » prend toujours un s.
- ses pièces : « ses » = les siennes (celles du conducteur) ; « ces » serait un démonstratif (celles-là).
- un peu inquiets et le car peut repartir : « peu » (en petite quantité) ne prend pas de t ; « peut » est le verbe pouvoir (il pouvait).
- Tout est en règle : « tout » est ici un pronom neutre (l’ensemble) ; le bas-côté : nom composé avec trait d’union.
- Le poids des sacs de ciment qu’il transporte dépasse : le sujet du verbe « dépasser » est « le poids », au singulier ; ne pas se laisser entraîner par « sacs ».
- reconnaît : l’accent circonflexe est de règle dans l’orthographe traditionnelle quand le i est suivi d’un t (il connaît, il reconnaît).
- Les gendarmes le rappellent : « le » reprend l’idée qui suit ; « rappeler » double le l devant un e muet (ils rappellent) ; leur mission : singulier.
Points difficiles : les pièges de ce texte, un par un.
- s’est présentée : le pronom « se » est complément direct : accord avec « une jeune femme » ; pâle garde son accent circonflexe.
- qui l’a reçue l’a aussitôt installée : « l’ » (la patiente) est un complément direct placé avant : accord au féminin, deux fois.
- Après avoir pris : après « après », l’infinitif passé est obligatoire ; trente-neuf degrés : trait d’union entre les dizaines et les unités.
- Les symptômes que la patiente a décrits : complément direct placé avant (les symptômes, masculin pluriel) ; « symptôme » prend un y et un accent circonflexe ; maux de tête : pluriel de « mal ».
- accès palustre : « accès » (crise brutale) prend un accent grave et un s même au singulier ; « palustre » (lié au paludisme) se termine par -tre.
- qu’elle a fait réaliser : « fait » suivi d’un infinitif est invariable ; s’est révélé positif : accord avec « le test ».
- La sage-femme et prêter main-forte : deux mots composés avec trait d’union ; « prêter » (verbe) avec accent circonflexe, à ne pas confondre avec l’adjectif « prêt » (disposé à) ; s’était massée : accord avec « la famille ».
- Quelles qu’aient été la fatigue et la tension : « quel que » en deux mots, accordé avec les deux sujets féminins : « quelles ».
- se sont félicités : féliciter quelqu’un : « se » est complément direct, accord avec « les soignants » ; pris en charge tôt : participe apposé accordé avec « le paludisme ».