Homophones et accords du participe passé causent à eux seuls la majorité des fautes aux dictées de concours. Ces trois dictées, de niveau moyen à difficile, concentrent ces pièges dans des textes courts de cent dix à cent quarante mots. Comptez vingt à trente minutes par dictée, relecture comprise.
Comment ça marche
- ÉcoutezLancez la lecture : le texte est lu phrase par phrase, à un rythme de dictée, avec la ponctuation.
- RéécoutezVous pouvez réécouter une phrase autant de fois que nécessaire avant de passer à la suivante.
- ÉcrivezTapez votre texte dans la zone prévue, puis relisez-le entièrement avant de valider : accords, accents, ponctuation.
- CorrigezValidez : vos fautes sont signalées, puis le bloc « Points difficiles » explique chaque piège.
Barème indicatif : partez de 20 et retirez 1 point par faute (accent, accord, lettre oubliée ou ajoutée, majuscule, ponctuation qui change le sens). Filtrez les dictées par niveau si vous le souhaitez.
Les trois réflexes à avoir
- Devant un homophone, remplacez : « a » par « avait », « et » par « et puis », « son » par « le sien », « quoique » par « bien que ». Si le remplacement fonctionne, vous tenez la bonne forme.
- Participe avec avoir : cherchez le complément direct. Placé avant, il commande l’accord ; placé après ou absent, le participe reste invariable.
- Verbe pronominal : demandez-vous si le pronom « se » est complément direct (se laver, se jeter : accord) ou indirect (se sourire, se succéder, se nuire : invariable).
Les participes suivis d’un infinitif (« fait », « laissé ») et ceux des verbes impersonnels (« il a fallu ») sont des pièges de concours très fréquents : ils restent invariables.
Les dictées
Points difficiles : les pièges de ce texte, un par un.
- se sont réunis : verbe pronominal dont le pronom est complément direct (ils ont réuni eux-mêmes) : accord avec le sujet « les planteurs ».
- leurs sacs : « leur » prend un s devant un nom pluriel (plusieurs sacs) ; devant un verbe (« leur dire »), il reste invariable.
- qu’ils ont fait sécher : « fait » suivi d’un infinitif reste toujours invariable.
- a pesé, à Soubré : « a » est le verbe avoir (on peut dire « avait pesé ») ; « à » est une préposition (on ne peut pas dire « avait Soubré »).
- son registre, où sont passés : « son » est un déterminant (le sien) ; « sont » est le verbe être (on peut dire « étaient ») ; « où » avec accent indique le lieu, « ou » sans accent signifie « ou bien ».
- que Konan avait promis : le complément direct « que » (les sacs, masculin pluriel) est placé avant : accord en -is.
- il s’est excusé, est tombée : « s’est » = se + est (verbe pronominal), à ne pas confondre avec « c’est » (cela est) ; « tombée » s’accorde avec « sa moto » (auxiliaire être).
- On a ri, ses sacs sans perdre : « on a » (on peut dire « il a ») et non « on n’a » ; « ses » = les siens, « sans » = préposition de manque (ni « s’en » ni « cent »).
- Quand la pesée a été terminée : « quand » (lorsque) s’écrit avec un d ; « terminée » s’accorde avec « la pesée » ; contents s’accorde avec « les planteurs ».
Points difficiles : les pièges de ce texte, un par un.
- Quelles qu’aient été les réticences : « quel que » devant le verbe être s’écrit en deux mots et « quel » s’accorde avec le sujet (les réticences : féminin pluriel).
- la malle que son grand-père lui avait léguée, les lettres qu’il avait écrites : complément direct « que » placé avant l’auxiliaire avoir : accord.
- quoiqu’il (bien qu’il) en un mot, suivi du subjonctif ; Quoi qu’il advienne (quelle que soit la chose qui arrive) en deux mots. Astuce : si l’on peut remplacer par « bien que », on écrit en un seul mot.
- Plutôt que (de préférence) en un mot ; « plus tôt » en deux mots s’oppose à « plus tard ».
- se sont succédé : on succède à quelqu’un ; le pronom « se » est complément indirect et il n’y a pas de complément direct : participe invariable.
- censé (supposé, qui doit) avec un c ; « sensé » avec un s signifie « raisonnable ».
- les pistes que la pluie avait rendues impraticables, les nuits qu’il a passées : compléments directs placés avant : accord au féminin pluriel.
- Aya a fait encadrer : « fait » suivi d’un infinitif est invariable ; les quelques photographies qu’elle a retrouvées : « quelques » (plusieurs) s’accorde, et « retrouvées » s’accorde avec « que » placé avant.
- Sitôt (dès que) en un mot ; lui avait manqué : « lui » est complément indirect (manquer à quelqu’un) : participe invariable.
Points difficiles : les pièges de ce texte, un par un.
- que les candidats avaient tant attendus : complément direct « que » (les résultats) placé avant : accord au masculin pluriel.
- Les deux heures qu’il a fallu : le participe des verbes impersonnels (il faut, il y a eu) est toujours invariable.
- Les efforts que cette préparation leur a coûtés : au sens figuré (causer de la peine), « coûter » a un complément direct : accord. Au sens propre (« les cent mille francs que ce voyage a coûté »), c’est un complément de prix : invariable.
- tout émues : devant un adjectif féminin commençant par une voyelle, « tout » (tout à fait) reste invariable ; il ne varie que devant une consonne ou un h aspiré (« toutes surprises »).
- se sont frayé un passage : le complément direct « un passage » est placé après : participe invariable.
- se sont souri (sourire à quelqu’un : complément indirect, invariable) mais se sont jetées (jeter quelqu’un : « se » complément direct, accord avec « Awa et Mariam »).
- Quant à Yao : « quant à » (en ce qui concerne) s’écrit avec un t ; il ne s’est pas laissé abattre : « laissé » suivi d’un infinitif est invariable ; il n’y a vu : « n’y » (ne + y), et non « ni ».
- Les trois mois qu’a duré sa préparation : « que » est un complément de durée, pas un complément direct : participe invariable. Le sujet « sa préparation » est inversé.
- quelque difficiles que soient les épreuves : devant un adjectif suivi de « que », « quelque » signifie « si » et reste invariable, en un seul mot ; le verbe est au subjonctif.